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L’impôt sur les gains immobiliers en Suisse : comprendre et calculer
Lorsqu’un propriétaire revend un bien immobilier en Suisse avec un bénéfice, il doit s’acquitter de l’impôt sur les gains immobiliers. Cet impôt, perçu par les cantons, représente souvent une charge importante dans une transaction. Il est donc essentiel d’en comprendre le fonctionnement et de savoir comment le calculer.
Principe général de l’impôt sur le gain immobilier
L’impôt sur le gain immobilier s’applique à toute vente générant une plus-value. Il se calcule sur la différence entre le prix de vente et le prix d’acquisition, après déduction de certains frais. Contrairement à d’autres impôts, il est unique et ponctuel : il est dû uniquement au moment de la vente.
En pratique, l’administration fiscale du canton où se situe le bien est compétente. Le notaire consigne souvent environ 5 à 10 % du prix de vente afin de garantir le paiement puis transmet la déclaration à l’autorité fiscale. Si le montant retenu dépasse l’impôt final, la différence est remboursée ; sinon, le vendeur complète la somme dûe.
Comment calculer le gain imposable
Le calcul se fait en trois étapes :
1. Prix de vente
- - Prix d’achat initial
- - Valeur fiscale (si prix inconnu, ex. succession ancienne)
- - Frais d’acquisition :
- Honoraires de notaire
- Droits de mutation
- Frais d’enregistrement
- - Travaux générant une plus-value :
- Agrandissement
- Transformation
- Piscine
- Ascenseur
- Panneaux solaires
- Installations augmentant durablement la valeur
- - Commission de courtage
- - Frais notariés de vente
- - Pénalités de remboursement anticipé d’hypothèque (selon canton)
- 1. Conserver l’acte notarié d’achat
- 2. Conserver toutes les factures de travaux
- 3. Anticiper la déclaration fiscale
- 4. Vérifier les conditions de remploi
- 5. Comparer les barèmes cantonaux en cas de mobilité
2.Prix d’acquisition ajusté
3. Frais de vente
Prix de vente – (prix d’acquisition + frais d’acquisition + investissements à plus-value + frais de vente)
Les années de détention jouent un rôle clé : elles
déterminent le taux applicable. En cas d’héritage ou de donation, les années de
possession du défunt ou du donateur s’ajoutent généralement à celles du
vendeur, ce qui permet de réduire l’imposition.
Déductions et importance des justificatifs
Pour bénéficier des déductions, il est indispensable de conserver toutes les factures et preuves de paiement depuis l’acquisition du bien. Ces pièces sont normalement imprescriptibles : elles peuvent être utilisées des années plus tard, y compris par les héritiers, pour réduire l’impôt lors d’une revente.
Barèmes cantonaux : un impôt dégressif
Les cantons fixent leurs propres barèmes. Dans tous les cas, l’impôt est dégressif : plus la revente est rapide, plus le taux est élevé ; plus le bien est détenu longtemps, plus le taux baisse.
Cas des professionnels et des sociétés
Les professionnels de l’immobilier et les sociétés (p. ex. promoteurs, architectes, régies) sont, en général, dans les cantons de Fribourg, Genève, Neuchâtel, Vaud et Valais, imposés sur leur bénéfice commercial au barème ordinaire (impôt sur le revenu ou sur le bénéfice). Un particulier peut être requalifié en professionnel, notamment s’il effectue des opérations fréquentes ou participe à une société avec un professionnel de l’immobilier, pour développer un projet immobilier. Dans ce cas, les cotisations sociales AVS s’appliquent aussi sur le gain. Le gain ainsi réalisé sera dans ce cas soumis à l’impôt sur le revenu (ajouté aux autres revenus du contribuable) et non à l’impôt sur le gain immobilier. En cas d’incertitude sur ces points, la consultation d’un spécialiste en conseil fiscal est conseillée.
Report d’imposition : le remploi
Si le vendeur réinvestit le produit de la vente dans un nouveau logement principal en Suisse, il peut normalement demander un remploi. Il ne s’agit pas d’une exonération, mais d’un report : l’impôt ne sera payé que lors de la revente du nouveau bien. La plupart des cantons exigent que le nouvel achat intervienne dans les deux ans suivant la vente. Si le nouveau bien coûte moins cher que celui vendu, seule la partie du gain réinvestie est différée, la différence reste imposable immédiatement.
Exemple de calcul
Imaginons un appartement acheté 600 000 CHF avec 90 000 CHF de travaux de plus-value et 20 000 CHF de frais. Il est vendu pour 890 000 CHF après 5 ans :
890 000 – (600 000 + 90 000 + 20 000) = 180 000 CHF de gain imposable
À Genève, après 3 ans, le taux d’impôt sur les bénéfices et les gains immobiliers, aussi appelé IBGI, applicable est de 40 % → impôt de 72 000 CHF.
Bonnes pratiques
Ces quelques principes de base sont une introduction, non exhaustive. De nombreuses exceptions existent et les lois changent régulièrement. Cette introduction ne remplace pas un conseil spécialisé par un expert fiscal et/ou une demande d’informations auprès des autorités fiscales compétentes. Aucune responsabilité ne découle de cette introduction.
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